La confession est d’abord dans sa célébration un dialogue avec le prêtre qui représente le Christ dans son Église. Dans cette rencontre, nous prions et je me présente tel que je suis, devant l’Église et devant Dieu dont je me sais aimé.
Commençons par confesser nos bonnes actions. Remercions Dieu de nous avoir aidé dans tel ou tel domaine, permis des retrouvailles, dépassé un moment difficile, donné la paix dans la prière... Il est bon de reconnaître ce qui est source de joie dans ma vie en présence de Dieu à la lumière de sa Parole.
L’aveu de mes fautes, de tout ce qui m’empêche d’aimer, ce qui me met mal à l’aise, est essentiel. De quoi le Christ doit-il me libérer ? De quoi vais-je me convertir si je ne nomme pas mes péchés ? L’aveu permet de circonscrire ma faute et par là même, il exprime ma résolution de réformer ma vie et ma reconnaissance envers Dieu : malgré mon péché, Jésus a continué d’agir en moi, je suis toujours la créature de Dieu, je suis encore capable d’actes bons. Si je ne nomme pas mes fautes, je risque la culpabilisation, je laisse croire que ma nature est en tant que telle pécheresse, ce qui est une erreur.
L’absolution que je reçois me replonge dans le baptême. A nouveau Jésus effectivement m’unit à lui. Ne faisant plus qu’un seul être avec lui, ce qu’il a accompli dans sa mort pour moi m’est communiqué comme une délivrance, une force pour me battre contre ce qui m’empêche d’aimer. Et tout ce qu’il a accompli dans sa résurrection m’est communiqué comme une puissance de vie qu’il reçoit de son Père et qui fait de nous des enfants de Dieu.
La confession ne consiste pas à « passer l’éponge », elle transforme mon cœur véritablement et même si la chose n’est pas sensible, par l’Esprit Saint mes péchés sont remis et je crois que je ne suis plus le pécheur que j’étais.
Une difficulté demeure toujours : c’est notre orgueil qui ne cesse de vouloir se « récupérer » dans ce sacrement, engendrant ainsi le scrupule et la culpabilité. Nous jugeons notre repentir « insuffisant » alors qu’il lui faut être sincère, nous craignons d’oublier des fautes alors que c’est inévitable, nous avons honte d’avouer à un homme alors que nous n’avons pas honte de blesser, nous nous inquiétons de faire des « bonnes confessions » alors qu’il s’agit de laisser faire Jésus... La solution de toutes ces difficultés réside en un mot, qui contient et résume tout l’esprit de pénitence : l’humilité.
Extraits du site Web du Diocèse :
Jésus-Christ est le médecin de nos âmes et de nos corps. Dans l’évangile de saint Marc au chapitre 2, on voit Jésus qui pardonne ses péchés au paralytique et lui rend la santé du corps.
Jésus a voulu que son Eglise continue son oeuvre de guérison et de salut, par la force de l’Esprit Saint. Dans l’évangile de saint Jean au chapitre 20 :"Le soir de Pâques, le Seigneur Jésus se montra à ses apôtres et leur dit :"Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.""
En recevant ce sacrement, nous sommes donc réconciliés avec Dieu. Il nous réconcilie aussi avec l’Eglise et avec nos frères. Il nous donne la paix et la sérénité et fait grandir nos forces spirituelles pour vivre en chrétiens.

Tout au long de l’Evangile, Jésus manifeste un amour de prédilection pour les faibles et les pécheurs ; il aime prendre ses repas avec eux, il leur pardonne leurs péchés, il les relève, il leur « fait grâce ». La plupart du temps, les Juifs en sont scandalisés, car Dieu seul a le pouvoir de remettre les péchés.
Et le soir de Pâques, Jésus ressuscité transmet aux apôtres le pouvoir de remettre les péchés : « Recevez l’Esprit Saint, leur dit-il. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. » (Jn 20, 23).
Le Baptême fait de nous des saints ; il nous introduit dans la communion des saints, il fait de nous des membres du Corps du Christ. Mais pour autant, il ne nous met pas à l’abri de tout péché. Tant que nous sommes sur cette terre, nous sommes des pèlerins, en marche vers le Royaume. Bien sûr, ils nous arrive de tomber. Tomber, ce n’est pas grave si on se relève, et c’est le Seigneur qui nous relève.
Le péché détériore l’état de sainteté dans lequel le Baptême nous a fait entrer ; il abîme le visage de l’Eglise qui est le Corps du Christ, il est comme un reniement de notre Baptême. Le sacrement de la Réconciliation nous apporte le pardon de nos péchés et nous permet de retrouver la fraîcheur de notre Baptême.
Quelle que soit la manière dont il est célébré, le sacrement de la Réconciliation comporte toujours l’aveu de son péché et l’absolution donnée par le prêtre. La façon la plus simple et la plus habituelle pour recevoir ce sacrement est de s’adresser à un prêtre. Cela peut se faire dans toute église, et certaines églises de Paris ont même des confesseurs disponibles à longueur de journée : La Cathédrale Notre Dame, l’église Saint Louis d’Antin, la Basilique du Sacré Cœur de Montmartre. La rencontre avec le prêtre se fait seul à seul, dans le secret. Si on ne sait pas comment s’y prendre, cela n’a aucune importance, le prêtre est là pour guider la démarche.
Les paroisses de Paris organisent aussi des célébrations communautaires de ce sacrement, et des journées du pardon, en particulier à l’approche de Noël et de Pâques. La dimension ecclésiale de ce sacrement y est plus marquée, et souvent la Parole de Dieu qui nous fait miséricorde y est mieux mise en valeur. Mais l’aveu y est toujours secret et le pardon est toujours le même : « Je te pardonne tous tes péchés, au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit », ce qui est comme une reprise de la formule prononcée, celle-ci une fois pour toute : « Je te baptise au Nom du Père, et de Fils, et du Saint Esprit. »
Comment se déroule la confession ?
D’abord, il convient d’avoir fait son examen de conscience, c’est à dire de se mettre en vérité face à Dieu et de lui demander de nous montrer ce qui fait obstacle à l’amour en nous.
Ensuite on rencontre le prêtre, et voici un schéma pratique de confession :
Qu’est-ce que le péché ?
Aujourd’hui dans le langage courant, le péché fait sourire quand on l’associe à la gourmandise ou il fait peur quand on l’associe au "péché mortel". Le péché de l’homme est en fait tout manquement à l’amour.
Le Dieu que nous adorons s’est révélé en Jésus-Christ comme le Dieu d’amour. La loi du Christ est la loi d’amour : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres » dit Jésus dans son discours après la Cène. Déjà, dans l’Ancien Testament, on pouvait lire : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de tout ton esprit ; tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Le péché est toujours un manquement à l’amour :
* Soit à l’amour que nous vient de Dieu : refus d’accueillir cet amour, d’écouter sa parole et d’y conformer notre vie ; * Soit à l’amour envers notre prochain et envers nous-même. Ces manquement à l’amour vont être plus précisément des manquements à la foi envers Dieu, à la charité envers notre prochain et à l’espérance envers nous-mêmes et ils pourront se décliner de mille façons, en pensée, en parole, par action et par omission.
Le chapitre 15 de l’Evangile selon Saint Luc, en particulier la parabole du fils prodigue, illustre fort bien tout à la fois notre péché et la miséricorde de Dieu.
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