« Combien de fois dois-je lui pardonner ? »
(c) Bruno Parnaudeau - 22 Fev. 2011
Comme la semaine dernière, les lectures de ce dimanche nous situent dans un contexte communautaire. Nous le savons bien, dès que des personnes veulent vivre ensemble, les heurts sont inévitables. Il y a aura donc toujours à se pardonner mutuellement et cela cent fois, mille fois... Non pas devenir une sorte de machine à pardonner automatiquement ou un politique avisé qui sache maintenir tant bien que mal une coexistence pacifique, mais un chrétien conscient reliant toujours plus étroitement sa vie à celle de son maître. C’est dans cette relation que du fond du cœur il peut dire : « je te pardonne » et « pardonne-moi ».
Le refus de pardonner est comme un poison. Qui dira le chemin que parcourt dans le cœur d’un homme cette rancune dont parle Ben Sirac Le Sage, et ce refus de pardonner du serviteur impitoyable de la parabole ? Sur ce chemin le cœur se resserre de plus en plus alors que l’entrée en a pu paraître large et spacieuse et l’inhumanité grandit.
Mais qui dira aussi le chemin que parcourt un pardon vrai et profond, réitéré cent fois s’il le faut et qui décrira la route merveilleuse qu’il convient de parcourir ? Là on fait l’apprentissage du beau métier d’aimer et de se faire aimer, et des hommes et de Dieu. Sur cette route, un seul poteau indicateur, ce que dit l’apôtre saint Paul, tracé en caractères lumineux :
« Nous appartenons au Seigneur » qui nous a pardonné. Que dire d’ailleurs de plus ou de mieux ?
Père Jean-Christophe VINOT
Extrait de la Feuille d’Information Paroissiale du 11 septembre 2011 - 02